Panneaux solaires à Nantes : ce que donne le calcul pour une maison chauffée à l'électricité
On entend souvent qu'à Nantes, sous un climat à influence océanique, le ciel est trop changeant pour que des panneaux solaires vaillent la peine. Les données PVGIS de la Commission européenne nuancent cette idée. Au centre de la commune, un toit plein sud produit 1 215 kWh/kWc par an, soit 2 % de moins que la moyenne des 13 capitales régionales de métropole. L'écart est faible, et le simulateur de SolairBien obtient, pour la maison type décrite ci-dessous, un retour sur investissement de 4,7 ans avec la solution « L'équilibre ». Ces chiffres ont été calculés le 3 novembre 2026 et valent pour ce cas précis.
Production d'1 kWc par an1 215 kWh ensoleillement PVGIS
Écart avec la référence−2 %moyenne des 13 capitales régionales de métropole (1 239 kWh)
« L'équilibre » à Nantes5,72 kWc · 2 622 €11 panneaux, matériel seul
Retour sur investissement4,7 ansgain net sur 25 ans : 15 347 €
Le cas type à Nantes : les trois solutions du simulateur
Maison individuelle de 110 m², 2 personnes, chauffage électrique : 13 900 kWh consommés par an selon l'estimation du simulateur. Dont 9 900 kWh de chauffage (zone climatique H2b, Centre-Ouest, Val de Loire). Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune. Prix du matériel au 3 novembre 2026.
Rentabilisé le plus vite
L'équilibre
Le plus autonome
Panneaux
2
11
10
Puissance
1,04 kWc
5,72 kWc
5,2 kWc
Batterie
non
non
11,52 kWh
Production par an
1 264 kWh
6 950 kWh
6 318 kWh
Part de la production consommée
89 %
38 %
70 %
Part des besoins couverts
8 %
19 %
32 %
Coût du matériel
633 €
2 622 €
5 121 €
Économie la 1re année
224 €
527 €
879 €
Retour sur investissement
2,8 ans
4,7 ans
5,5 ans
Gain net sur 25 ans
7 002 €
15 347 €
23 161 €
Même maison avec un toit orienté plein ouest, incliné à 30° : 974 kWh par kWc (−20 %) ; « L'équilibre » : 3,64 kWc avec une batterie de 4,8 kWh, 3 766 €, retour en 6,5 ans, gain net sur 25 ans de 13 332 €.
Production mois par mois à Nantes
Production d’1 kWc de panneaux, en kWh. Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune.Voir les valeurs
Mois
Production d'1 kWc
janvier
49 kWh
février
72 kWh
mars
105 kWh
avril
129 kWh
mai
136 kWh
juin
135 kWh
juillet
141 kWh
août
135 kWh
septembre
118 kWh
octobre
84 kWh
novembre
62 kWh
décembre
50 kWh
Un foyer type gros consommateur, surtout l'hiver
Le calcul porte sur une maison individuelle de 110 m² occupée par 2 personnes, avec chauffage électrique, en zone climatique H2b (Centre-Ouest, Val de Loire). Sa consommation atteint 13 900 kWh par an, dont 9 900 kWh pour le chauffage, 1 600 kWh pour l'eau chaude et 2 400 kWh pour les autres usages. L'électricité est comptée à 0,20 €/kWh, avec une hausse de 3 % par an, et les panneaux perdent 0,5 % par an de rendement.
Seuls 22 % de cette consommation ont lieu en journée. C'est la limite principale : le chauffage tourne surtout le soir, la nuit et en hiver, quand les panneaux produisent peu ou rien. Une grande partie de la facture échappe donc au solaire, quelle que soit la taille de l'installation.
Les trois solutions calculées pour ce cas type
La solution « Rentabilisé le plus vite » se limite à 2 panneaux, soit 1,04 kWc, pour 633 € de matériel. Presque tout est consommé sur place (89 %), ce qui donne 224 € d'économie la première année, un retour en 2,8 ans et un gain net de 7 002 € sur 25 ans. Elle ne couvre toutefois que 8 % des besoins.
« L'équilibre » passe à 11 panneaux et 5,72 kWc pour 2 622 €. L'économie monte à 527 € la première année, le retour à 4,7 ans et le gain net à 15 347 € sur 25 ans. En contrepartie, 4 314 kWh partent chaque année sur le réseau sans être payés : sans pose par un professionnel RGE, il n'y a pas de contrat d'achat.
« Le plus autonome » associe 10 panneaux (5,2 kWc) à une batterie de 11,52 kWh, pour 5 121 €. La batterie décale la production vers le soir : l'autonomie atteint 32 %, l'économie 879 € la première année et le gain net 23 161 € sur 25 ans, avec un retour plus long, de 5,5 ans. Tous ces coûts concernent le matériel seul, posé par vos soins, aux prix relevés chez les marchands le jour du calcul.
Un ensoleillement proche de la moyenne nationale
Avec 1 215 kWh/kWc, Nantes se situe à 24 kWh/kWc de moins que la référence des capitales régionales (1 239 kWh/kWc). Pour « L'équilibre », le retour moyen dans ces capitales est de 5,2 ans, contre 4,7 ans ici : la consommation élevée du foyer type compte autant que le soleil.
Autour de la ville, les écarts sont négligeables. Treillières, à 10 km, affiche 1 212 kWh/kWc, Thouaré-sur-Loire et Vertou 1 218 kWh/kWc, et Couëron, à 14 km, 1 222 kWh/kWc, soit 1 % de plus. Saint-Herblain, Rezé, Saint-Sébastien-sur-Loire, Orvault, La Chapelle-sur-Erdre et Sainte-Luce-sur-Loire donnent des chiffres quasi identiques.
Et si le toit regarde vers l'ouest ?
Avec un toit orienté plein ouest, incliné à 30°, la production tombe à 974 kWh/kWc, soit 20 % de moins qu'au sud. Le simulateur ajuste alors « L'équilibre » : 7 panneaux (3,64 kWc) et une batterie de 4,8 kWh, pour 3 766 € de matériel.
L'économie de la première année reste comparable, à 537 €, et l'autoconsommation grimpe à 76 % grâce à une production décalée vers la fin de journée et à la batterie. Mais le matériel coûte plus cher : le retour s'allonge à 6,5 ans et le gain net descend à 13 332 € sur 25 ans. Une orientation ouest reste donc envisageable, sans être idéale.
Une production à contre-saison du chauffage
Juillet est le mois le plus productif, avec 141 kWh/kWc, et la production reste soutenue de mai à août. À l'inverse, janvier ne fournit que 49 kWh/kWc, décembre 50 kWh/kWc et novembre 62 kWh/kWc.
Ce creux tombe précisément quand le chauffage électrique consomme le plus. Les panneaux réduisent surtout la part estivale de la facture, celle des autres usages et de l'eau chaude ; ils ne remplacent pas une bonne isolation pour les mois froids.
Ce que simulent les visiteurs de SolairBien
Du 27 octobre 2026 au 3 novembre 2026, des visiteurs du site ont réalisé 23 simulations pour 11 foyers en Pays de la Loire, chacun à sa propre adresse et avec son propre logement. Il s'agit d'utilisateurs de SolairBien, pas d'une enquête représentative, et leurs maisons diffèrent du cas type de cette page.
Leur consommation médiane est de 8 000 kWh, 30 % se chauffent à l'électricité et 13 % avec une pompe à chaleur. À leur adresse, la production médiane est de 1 160 kWh/kWc ; « L'équilibre » y atteint en médiane 5,2 kWc pour un retour de 5,4 ans, et 67 % de ces solutions incluent une batterie. Sur la France entière, 124 simulations pour 98 foyers donnent un retour médian de 5,9 ans.
Hypothèses du calcul
Maison individuelle de 110 m², 2 personnes, chauffage électrique : 13 900 kWh consommés par an selon l'estimation du simulateur.
Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune.
Électricité à 0,20 €/kWh, en hausse de 3 % par an ; panneaux perdant 0,5 % de rendement par an ; gains calculés sur 25 ans.
Coûts : matériel seul en auto-installation (pose par vos soins), aux prix relevés chez les marchands le 3 novembre 2026.
Surplus injecté sur le réseau sans être payé : le contrat d'achat est réservé aux installations posées par un professionnel RGE.
Référence : moyenne des 13 capitales régionales de métropole, calculée avec les mêmes hypothèses.
Chaque chiffre de cette page sort du moteur du simulateur SolairBien ; le texte a été rédigé autour de ces chiffres puis vérifié automatiquement. Votre toit, votre consommation et votre contrat changent le résultat : refaites le calcul avec votre adresse.
Ce que simulent les visiteurs de SolairBien
Pays de la Loire : 23 simulations faites par 11 foyers entre le 27 octobre 2026 et le 3 novembre 2026. Consommation médiane : 8 000 kWh par an. Chauffage électrique : 30 % des simulations, pompe à chaleur : 13 %. « L'équilibre » médian : 5,2 kWc, retour en 5,4 ans, avec batterie dans 67 % des cas.
France entière : 124 simulations faites par 98 foyers entre le 27 octobre 2026 et le 3 novembre 2026. Consommation médiane : 8 000 kWh par an. Chauffage électrique : 18 % des simulations, pompe à chaleur : 31 %. « L'équilibre » médian : 4,2 kWc, retour en 5,9 ans, avec batterie dans 69 % des cas.
Ce sont des simulations faites sur le site, chacune à l'adresse et avec le logement de son auteur : elles décrivent les utilisateurs de SolairBien, pas l'ensemble des foyers. Seuls les groupes d'au moins 10 foyers sont publiés.
Questions fréquentes
En combien de temps des panneaux solaires sont-ils rentabilisés à Nantes ?
Pour la maison type calculée, le matériel est remboursé en 2,8 ans avec la solution la plus petite, en 4,7 ans avec « L'équilibre » et en 5,5 ans avec batterie. Ces durées supposent une auto-installation et un surplus non payé.
Les panneaux solaires sont-ils utiles avec un chauffage électrique ?
Ils réduisent la facture, mais couvrent peu le chauffage : sur 13 900 kWh consommés, 9 900 kWh vont au chauffage, surtout en hiver. Même la solution « Le plus autonome » atteint 32 % d'autonomie.
Le solaire produit-il autant à Nantes que dans les communes voisines ?
Oui, pratiquement. Treillières produit 1 212 kWh/kWc, Vertou 1 218 kWh/kWc et Couëron 1 222 kWh/kWc, contre 1 215 kWh/kWc à Nantes.
Combien produit 1 kWc de panneaux solaires à Nantes ?
Sur un toit plein sud incliné à 30°, PVGIS donne 1 215 kWh/kWc par an, de 49 kWh/kWc en janvier à 141 kWh/kWc en juillet. Plein ouest, la production descend à 974 kWh/kWc.
Votre maison n'est pas le cas type : entrez votre adresse, l'orientation de votre toit et votre consommation, et le simulateur refait le calcul avec les prix du jour.