Un ensoleillement modeste mais exploitable
Les données d'ensoleillement proviennent de PVGIS, l'outil de la Commission européenne, calculées au centre de la commune. Avec 1 102 kWh/kWc, Cambrai se situe 137 kWh/kWc de moins que la référence nationale retenue par le site. C'est la marque d'un climat sous influence océanique, où le ciel reste souvent voilé, y compris au printemps.
Concrètement, chaque kWc installé produit un peu moins qu'au sud de la Loire, ce qui allonge légèrement le délai de remboursement. Pour la solution « L'équilibre », le retour atteint 5,9 ans à Cambrai, contre 5,2 ans en moyenne dans les capitales régionales. L'écart existe, mais il reste mesuré.
Douai, Valenciennes, Arras, Saint-Quentin : des voisines très proches
Autour de Cambrai, les productions varient peu. Douai, à 25 km, atteint 1 076 kWh/kWc, et Valenciennes, à 29 km, 1 084 kWh/kWc : dans les deux cas, 2 % de moins. Arras, à 36 km, affiche 1 106 kWh/kWc, identique à moins de 1 % près, et Saint-Quentin, à la même distance, 1 118 kWh/kWc, soit 1 % de plus.
À cette échelle, la commune où vous habitez pèse beaucoup moins que l'orientation de votre toit ou les ombrages qui le touchent. Un pan tourné vers l'ouest fait perdre bien davantage qu'un déménagement d'une ville à l'autre du secteur.
Le cas type chiffré : les solutions du simulateur
La maison type consomme 14 890 kWh par an, dont 10 890 kWh pour le chauffage, 1 600 kWh pour l'eau chaude et 2 400 kWh pour les autres usages. Seuls 22 % de cette consommation ont lieu en journée, ce qui limite ce que les panneaux peuvent couvrir directement. Le calcul suppose une hausse du prix de l'électricité de 3 % par an et une perte de rendement des panneaux de 0,5 % par an, sur 25 ans.
« Rentabilisé le plus vite » se contente de 2 panneaux (1,04 kWc) pour 633 € de matériel. Presque toute la production est consommée sur place (90 %), l'économie atteint 205 € la première année et le matériel est remboursé en 3 ans, pour un gain net de 6 371 € sur 25 ans. En revanche, l'autonomie plafonne à 7 %.
« L'équilibre » passe à 7 panneaux (3,64 kWc) avec une batterie de 4,8 kWh, pour 3 766 €. Elle économise 605 € la première année, se rembourse en 5,9 ans et dégage 15 642 € de gain net. « Le plus autonome » aligne 10 panneaux (5,2 kWc) et une batterie de 11,52 kWh pour 5 121 € : 809 € d'économie la première année, un retour en 6 ans et 20 765 € de gain net, mais 1 505 kWh de surplus cédés gratuitement au réseau et une autonomie limitée à 27 %.
Une production calée sur l'été, un chauffage calé sur l'hiver
Mai et juin sont les mois les plus productifs, avec 134 kWh/kWc chacun, juillet suit de près avec 133 kWh/kWc. À l'inverse, décembre ne fournit que 33 kWh/kWc, janvier 37 kWh/kWc et novembre 45 kWh/kWc.
C'est précisément quand le chauffage électrique tourne le plus que les panneaux produisent le moins. Le solaire réduit surtout la facture des usages courants et de l'eau chaude ; il ne couvre qu'une petite partie du chauffage, d'où des taux d'autonomie modestes même avec une batterie.
Et avec un toit orienté à l'ouest ?
Sur un toit orienté plein ouest, incliné à 30°, la production tombe à 885 kWh/kWc, soit 20 % de moins qu'au sud. Pour « L'équilibre », avec les mêmes 7 panneaux et une batterie de 5 kWh pour 3 766 €, l'installation produit 3 221 kWh par an au lieu de 4 011 kWh.
L'économie de première année descend à 505 €, le retour s'allonge à 6,9 ans et le gain net sur 25 ans passe à 12 232 €. Le projet reste rentable, mais moins confortable : la production de fin de journée colle un peu mieux aux usages du soir, ce qui porte l'autoconsommation à 78 %.
Ce qui changera le résultat chez vous
Votre consommation réelle compte d'abord : un foyer chauffé au gaz ou par pompe à chaleur, ou présent en journée, n'obtiendra pas les mêmes équilibres. La pente et l'orientation du toit, les ombrages d'arbres ou de bâtiments voisins et le prix du kWh de votre contrat modifient aussi les résultats. Le simulateur reprend votre adresse, votre toit et votre consommation pour refaire le calcul.
À titre d'illustration, entre le 27 octobre 2026 et le 3 novembre 2026, 98 foyers ont réalisé 124 simulations sur SolairBien, en France entière, chacun avec son logement. Leur consommation annuelle médiane était de 8 000 kWh et le retour médian de « L'équilibre » de 5,9 ans. Ce sont des utilisateurs du site, pas une enquête représentative, et leurs maisons diffèrent du cas type de Cambrai.