Panneaux solaires en Occitanie : ce que rapporte une installation posée soi-même
Prenons une maison individuelle de 110 m² à Toulouse, habitée par 2 personnes et chauffée à l'électricité, avec un toit orienté plein sud, incliné à 30°. Avec la solution « L'équilibre » du simulateur SolairBien, 11 panneaux achetés 2 622 € se remboursent en 4,7 ans et laissent un gain net de 15 393 € sur 25 ans. Ces chiffres valent pour ce cas type, avec du matériel seul en auto-installation aux prix relevés chez les marchands le 3 novembre 2026, une électricité à 0,20 €/kWh et un surplus injecté sans être payé. Voici le détail, puis la comparaison entre les 20 villes calculées dans la région.
Production d'1 kWc par an1 365 kWh moyenne de 20 villes calculées
Écart avec la référence+10 %moyenne des 13 capitales régionales de métropole (1 239 kWh)
« L'équilibre » à Toulouse5,72 kWc · 2 622 €11 panneaux, matériel seul
Retour sur investissement4,7 ansgain net sur 25 ans : 15 393 €
Le cas type à Toulouse : les trois solutions du simulateur
Maison individuelle de 110 m², 2 personnes, chauffage électrique : 12 415 kWh consommés par an selon l'estimation du simulateur. Dont 8 415 kWh de chauffage (zone climatique H2c, Sud-Ouest). Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune. Prix du matériel au 3 novembre 2026.
Rentabilisé le plus vite
L'équilibre
Le plus autonome
Panneaux
2
11
10
Puissance
1,04 kWc
5,72 kWc
5,2 kWc
Batterie
non
non
11,52 kWh
Production par an
1 366 kWh
7 510 kWh
6 828 kWh
Part de la production consommée
88 %
35 %
69 %
Part des besoins couverts
10 %
21 %
38 %
Coût du matériel
633 €
2 622 €
5 121 €
Économie la 1re année
241 €
528 €
941 €
Retour sur investissement
2,6 ans
4,7 ans
5,2 ans
Gain net sur 25 ans
7 572 €
15 393 €
25 289 €
Production mois par mois (moyenne en Occitanie)
Production d’1 kWc de panneaux, en kWh. Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune.Voir les valeurs
Mois
Production d'1 kWc
janvier
72 kWh
février
89 kWh
mars
118 kWh
avril
130 kWh
mai
139 kWh
juin
143 kWh
juillet
152 kWh
août
147 kWh
septembre
128 kWh
octobre
102 kWh
novembre
75 kWh
décembre
70 kWh
Le foyer type : une forte consommation tirée par le chauffage
Le foyer retenu consomme 12 415 kWh par an, dont 8 415 kWh pour le chauffage. Toulouse se situe en zone climatique H2c (Sud-Ouest), où les hivers restent assez doux, mais le chauffage électrique y pèse tout de même la majeure partie de la facture.
C'est le point faible du solaire dans ce type de logement : les besoins de chauffage tombent en hiver, quand les panneaux produisent le moins. Le calcul suppose aussi une hausse du prix de l'électricité de 3 % par an et une perte de rendement des panneaux de 0,5 % par an sur 25 ans.
Toulouse : les trois solutions du simulateur
« Rentabilisé le plus vite » se limite à 2 panneaux, soit 1,04 kWc pour 633 €. La quasi-totalité de la production est consommée sur place (88 %), l'économie atteint 241 € la première année et le matériel est remboursé en 2,6 ans, mais l'autonomie plafonne à 10 % et le gain net reste à 7 572 € sur 25 ans.
« L'équilibre » monte à 11 panneaux et 5,72 kWc. Il produit 7 510 kWh par an, dont 2 642 kWh consommés directement : le reste, 4 868 kWh, part sur le réseau sans rémunération. L'autonomie passe à 21 % et l'économie à 528 € la première année.
« Le plus autonome » associe 10 panneaux (5,2 kWc) à une batterie de 11,52 kWh pour 5 121 €. L'autoconsommation grimpe à 69 % et l'autonomie à 38 %, avec 941 € économisés la première année. Le retour est plus lent, 5,2 ans, mais le gain net sur 25 ans est le plus élevé des trois : 25 289 €.
Un ensoleillement au-dessus de la référence
Sur les 20 villes calculées, la production moyenne atteint 1 365 kWh/kWc et la médiane 1 319 kWh/kWc. La référence du site, la moyenne des 13 capitales régionales de métropole, se situe à 1 239 kWh/kWc : la région fait 126 kWh/kWc de plus, soit 10 % de plus.
La région n'est pas homogène. Le littoral méditerranéen profite d'un climat plus sec et plus lumineux, avec Montpellier en tête (1 509 kWh/kWc), tandis que le piémont pyrénéen et l'ouest, plus exposés aux influences océaniques, produisent moins, Tarbes fermant la marche (1 253 kWh/kWc). L'écart entre les deux atteint 20 %.
Des écarts sensibles d'une ville à l'autre
Pour « L'équilibre », le retour sur investissement va de 3,8 ans à Nîmes à 4,9 ans à Tarbes, avec une médiane de 4,4 ans, contre 5,2 ans en moyenne pour la référence des capitales régionales. Béziers (1 502 kWh/kWc) et Nîmes (1 498 kWh/kWc) se remboursent en 3,8 ans, plus vite que Toulouse (4,7 ans) ou Albi (4,8 ans).
Le gain net sur 25 ans ne suit pas strictement le soleil : il dépend aussi de la taille d'installation que le simulateur retient dans chaque ville. La médiane est de 15 368 €, mais Perpignan atteint 22 808 € et Montpellier 22 328 €, quand Nîmes, pourtant très ensoleillée, s'arrête à 14 372 €.
Ce qui changera le résultat chez vous
Votre consommation réelle compte d'abord : un foyer qui chauffe au gaz ou avec une pompe à chaleur, ou qui vit dans une maison plus petite, consommera moins et autoconsommera différemment. L'orientation et l'inclinaison du toit, les ombrages d'arbres ou de bâtiments voisins et votre tarif d'électricité modifient aussi la rentabilité.
Le simulateur reprend ces paramètres à partir de votre adresse, de votre toit et de votre consommation, et refait le calcul avec les prix du matériel du jour. À titre d'illustration, les 124 simulations faites par 98 foyers sur SolairBien en France entière du 27 octobre 2026 au 3 novembre 2026 montrent une consommation médiane de 8 000 kWh et un retour médian de 5,9 ans pour « L'équilibre ». Ce sont des utilisateurs du site, pas une enquête représentative, et leurs logements diffèrent du cas type de cette page.
La production au fil des saisons
En moyenne dans la zone, juillet est le mois le plus productif avec 152 kWh/kWc, suivi d'août (147 kWh/kWc) et de juin (143 kWh/kWc). Décembre est le plus faible, à 70 kWh/kWc, à peine moins que janvier (72 kWh/kWc) et novembre (75 kWh/kWc).
Ce profil explique pourquoi le chauffage électrique est peu couvert par les panneaux : la production d'hiver reste modeste, et c'est l'été que l'installation fournit l'essentiel de son énergie.
Maison individuelle de 110 m², 2 personnes, chauffage électrique : 12 415 kWh consommés par an selon l'estimation du simulateur.
Toit orienté plein sud, incliné à 30° ; ensoleillement PVGIS (Commission européenne) au centre de la commune.
Électricité à 0,20 €/kWh, en hausse de 3 % par an ; panneaux perdant 0,5 % de rendement par an ; gains calculés sur 25 ans.
Coûts : matériel seul en auto-installation (pose par vos soins), aux prix relevés chez les marchands le 3 novembre 2026.
Surplus injecté sur le réseau sans être payé : le contrat d'achat est réservé aux installations posées par un professionnel RGE.
Chiffres de la zone : moyennes simples sur 20 ville(s) calculée(s) avec les mêmes hypothèses.
Référence : moyenne des 13 capitales régionales de métropole, calculée avec les mêmes hypothèses.
Chaque chiffre de cette page sort du moteur du simulateur SolairBien ; le texte a été rédigé autour de ces chiffres puis vérifié automatiquement. Votre toit, votre consommation et votre contrat changent le résultat : refaites le calcul avec votre adresse.
Ce que simulent les visiteurs de SolairBien
France entière : 124 simulations faites par 98 foyers entre le 27 octobre 2026 et le 3 novembre 2026. Consommation médiane : 8 000 kWh par an. Chauffage électrique : 18 % des simulations, pompe à chaleur : 31 %. « L'équilibre » médian : 4,2 kWc, retour en 5,9 ans, avec batterie dans 69 % des cas.
Ce sont des simulations faites sur le site, chacune à l'adresse et avec le logement de son auteur : elles décrivent les utilisateurs de SolairBien, pas l'ensemble des foyers. Seuls les groupes d'au moins 10 foyers sont publiés.
Questions fréquentes
En combien de temps des panneaux solaires sont-ils rentabilisés en Occitanie ?
Pour le cas type, la solution « L'équilibre » se rembourse entre 3,8 ans à Nîmes et 4,9 ans à Tarbes, avec une médiane de 4,4 ans. À Toulouse, il faut 4,7 ans. Ces durées supposent une pose par vos soins et une électricité à 0,20 €/kWh.
Les chiffres du simulateur sont-ils fiables ?
L'ensoleillement vient de PVGIS, la base de la Commission européenne, calculée au centre de chaque commune. Les coûts sont ceux du matériel relevés chez les marchands le 3 novembre 2026. Ils restent valables pour le cas type décrit : votre propre simulation sera plus juste.
Un toit orienté à l'ouest ou à l'est est-il rentable ?
Les chiffres de cette page supposent un toit orienté plein sud, incliné à 30°. Une orientation est ou ouest produit moins mais peut mieux coller aux heures de consommation du matin ou du soir. Le simulateur calcule la production réelle de votre pan de toit.
Les panneaux solaires sont-ils rentables à Toulouse ?
Pour une maison de 110 m² chauffée à l'électricité, « L'équilibre » coûte 2 622 € de matériel et rapporte un gain net de 15 393 € sur 25 ans. Avec batterie, « Le plus autonome » atteint 25 289 € mais demande 5 121 €.
Peut-on revendre le surplus d'électricité ?
Sans pose par un professionnel RGE, il n'y a pas de contrat d'achat : le surplus est injecté sur le réseau sans être payé. À Toulouse, « L'équilibre » cède ainsi 4 868 kWh par an gratuitement, ce que le calcul prend déjà en compte.
Les panneaux solaires couvrent-ils un chauffage électrique ?
Assez peu. Sur 12 415 kWh consommés par le foyer type, 8 415 kWh vont au chauffage, surtout en hiver, quand la production descend à 70 kWh/kWc en décembre. Même avec batterie, l'autonomie atteint 38 %.
Votre maison n'est pas le cas type : indiquez votre adresse, votre toit et votre consommation, et le simulateur refait le calcul avec les prix du jour.